Les faits

Suite au vote du CETA, (traité contesté de libre échange avec le Canada) . Les permanences de nombreux élus ont été vandalisées par des groupes, la plupart de ces actions sont revendiquées par des cellules locales de la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles).
De tels actes ne sont pas des solutions et n’engendreront pas un dialogue sain avec nos élus …

Tensions entre élus et citoyens: une vieille histoire

Les relations entre les représentants et les citoyens sont depuis longtemps “compliquées” voir violentes. Ainsi en 2017 un élu du RN Ludovic Pajot avait été agressé et un attentat contre Jean-Luc Mélenchon et Christophe Castaner avait été évité.
Chistophe Bellon, maître de conférence, nous rappelle que des phénomènes similaires ont déjà eu lieu : “Ce phénomène ressemble à ce que l’on a connu sous la IIIe République, avec les crises viticoles de 1907 notamment, et surtout dans les années 1930, lors des mouvements agraires, où les manifestants venaient devant les Chambres pour intimider les parlementaires”.
Le phénomène n’est donc pas nouveau, nous avons un problème “structurel” qui entraîne des violences.

Deux conclusions

Conclusion 1 : Les citoyens sont violents et attaquent la démocratie

Quelques citations prononcées dans la presse soutiennent cette thèse

“On voit bien que ces gens qui sont là veulent juste détruire, ce sont des bruts” – C.Castaner
” Ce n’est pas comme cela que des oppositions doivent s’exprimer et que notre démocratie doit s’exercer.” – Thomas Rudigoz
“Une attaque systématique, organisée, contre la démocratieAgnes Panier Runacher

L’explication la plus facile vers laquelle beaucoup de nos politiciens et médias se tournent est une essentialisation des citoyens commettant ces actes. Cela revient à dire que ces individus sont d’une nature violente (et que nous ne pouvons rien à cela).
L’attaque contre des permanences se transforme alors en une attaque contre la démocratie, et permet un glissement qui exclut les revendications des protagonistes, faisant oublier le “pourquoi” de leur action.

Conclusion 2 : La France a une intensité démocratique trop faible

Nous avons pu constater à travers le mouvement des gilets jaunes (et nuit debout avant), que de plus en plus de citoyens ont le sentiment d’être trahis par nos gouvernants.
Un sentiment qui se voit amplifié lorsque des lois sont adoptées alors que la majorité des citoyens s’y opposent. C’est de ce sentiments et de ces constats que peuvent découler de telles exactions (qui je le répète ne sont pas une solution).

Nous pouvons nous interroger sur les pouvoirs des citoyens français ? Et juger de leurs efficacités.

Moyens pour agirEfficacité
Élire des représentants Limitée :
– Logique partisane
– Aucun contrôle sur nos élus
– Mauvaise représentation sociologique
– etc.
ManifesterLimitée :
– Aucune logique contraignante
– Perte de salaire
– Pression sociale qui pousse à ne pas
manifester
PétitionLimitée :
– Aucune logique contraignante
– Peu de médiatisation
– Aucune logique contraignante
– Peu de médiatisation

Je pense qu’il est important de fournir aux citoyens des moyens réels d’agir directement dans le cadre institutionnel.
Le RIC pourrait être un moyen d’éviter ce genre de violence.
Ces référendums peuvent être de plusieurs types (source clic RIC) :

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